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L’encyclique "Laudato si" : une écologie intégrale de la vie
Article mis en ligne le 5 juillet 2015
dernière modification le 27 octobre 2015
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L’encyclique "Laudato si" : une écologie intégrale de la vie

Le pape François vient de publier son encyclique très attendue sur l’écologie. Le titre « Laudato si » (Loué sois-tu), reprend les premiers mots du Cantique des créatures de saint François d’Assise. C’est la première fois qu’une encyclique porte sur les questions environnementales, sur la sauvegarde de la terre que le pape appelle « la maison commune », dans laquelle Dieu a donné à chaque être sa place. Voici un premier survol de cette lettre encyclique :

Une invitation au dialogue

Laudato si se divise en six chapitres qui contiennent 246 numéros. Au premier chapitre, le pape passe en revue « ce qui se passe dans notre maison ». À la lumière de la foi chrétienne, il aborde au chapitre suivant « l’Évangile de la création ». Ce qui le conduit à parler de « la racine humaine de la crise écologique ». En prônant « une écologie intégrale », il propose au cinquième chapitre « quelques lignes d’orientation et d’action ». Le dernier chapitre aborde « éducation et spiritualité écologiques », pour terminer avec deux belles prières.
François s’adresse ici non seulement aux fidèles catholiques, mais à tous les hommes de bonne volonté. Il invite au dialogue, à l’action, à une conversion intérieure pour affronter la crise écologique qui est également une crise sociale, humaine. Il montre que ce n’est pas seulement l’environnement naturel qui se dégrade, mais l’environnement humain quand les droits fondamentaux des plus défavorisés ne sont pas respectés. Pour lui, tout est lié. L’approche écologique doit donc incorporer une perspective sociale, ainsi « la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement » (no 120).

Une écologie intégrale de la vie

Reconnaissant le réchauffement climatique, il pose la question de l’eau et de la perte de biodiversité. Il insiste sur le style de vie qu’il faut changer, car « la terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir » (no 21). Il propose ni plus ni moins que de redéfinir le progrès en revenant à la simplicité et à la sobriété, « cela suppose d’éviter la dynamique de la domination et de la simple accumulation de plaisirs » (no 222).
« La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie » (no 223).
Le pape cite au passage sa sainte préférée : « L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. En attendant, le monde de la consommation exacerbée est en même temps le monde du mauvais traitement de la vie sous toutes ses formes » (no 230)
L’encyclique contient de très belles pages sur les signes sacramentaux et la beauté de la création où l’on découvre l’action de Dieu en toute chose, selon saint Bonaventure et saint Jean de la Croix : « La contemplation est d’autant plus éminente que l’homme sent en lui-même l’effet de la grâce divine et qu’il sait trouver Dieu dans les créatures extérieures » (no 233). Le pape ouvre également des perspectives très intéressantes sur la plénitude de l’Eucharistie et le repos du dimanche, car l’action se nourrit aussi de contemplation. Il conclut :
« Entre-temps, nous nous unissons pour prendre en charge cette maison qui nous a été confiée, en sachant que tout ce qui est bon en elle sera assumé dans la fête céleste. Ensemble, avec toutes les créatures, nous marchons sur cette terre en cherchant Dieu, parce que « si le monde a un principe et a été créé, il cherche celui qui l’a créé, il cherche celui qui lui a donné un commencement, celui qui est son Créateur ». Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance » (no 244).

On le voit bien, le pape traite de l’écologie humaine, au-delà de sa seule dimension environnementale, reconnaissant que nous sommes gardiens de la Création, de l’environnement, selon le dessein de Dieu. Il propose une vision intégrale de l’écologie qui touche l’économie, la culture, la société. Il dénonce le consumérisme et le relativisme, l’emprise de la technique sur la vie, le profit à tout prix. Mais il ne désespère pas de l’humanité, saluant « ceux qui luttent avec vigueur pour affronter les conséquences dramatiques de la dégradation de l’environnement sur la vie des plus pauvres dans le monde » (no 13).
Jacques Gauthier


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