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Méditation avec La Samaritaine
Article mis en ligne le 31 mars 2014
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Après le désert, la faim et ses tentations, après la Montagne et la contemplation de la Transfiguration, nous voici, en ce troisième dimanche de Carême, auprès d’un puits. Il est midi. Jésus a soif. C’est normal. La Samaritaine aussi. Ce qui est n’est pas normal, c’est qu’elle vient puiser de l’eau en plain soleil. Tout le monde fait cela le matin, ou en fin de journée, lorsque le soleil se fait moins ardent

Jésus est fatigué, harassé, épuisé par une longue marche sous le soleil. Il est à jeun, juste avant le repas. Ce n’est pas drôle d’avoir faim ! Il est assis par terre, le dos appuyé contre un puits. Il a soif vraiment très soif.
C’est terrible d’avoir soif juste devant un puits quand on n’a pas de récipient pour puiser de l’eau. Ce Jésus assoiffé, à bout, qui n’en peut plus est tout à fait à même de comprendre nos fatigues nos épuisements, nos peines.
Et voilà qu’arrive une femme, portant une cruche sur sa tête. Ce n’était pas l’habitude de venir puiser de l’eau durant les grandes chaleurs. Cette femme désirait donc se retrouver seule. On peut imaginer qu’elle est bien contrariée de trouver quelqu’un au bord du puits. Et Jésus de lui dire : « Donne-moi à boire ».
Cette parole de Jésus a l’air banale. Mais elle ne l’est pas. Il était interdit à l’époque à un homme de s’adresser à une femme en public, interdit à un juif de parler à une samaritaine, interdit de sympathiser avec ces hérétiques de samaritains qui s’opposaient frontalement au temple et à la foi des juifs de Jérusalem. Ainsi Jésus par ces simples mots transgresse donc trois tabous : racial, religieux et sexiste. Jésus est l’homme qui va au-delà des étiquettes. Il est celui qui ne croit pas aux blocages définitifs. Avec Jésus, tout est toujours possible.
Derrière le personnage de la Samaritaine, c’est l’humanité qui se profile. L’humanité blessée, égarée par le péché. L’Humanité qui veut se cacher. L’Humanité quia perdu le chemin de Dieu et qui erre dans le désert, cherchant en vain à apaiser sa soif du bien-aimé. Notre société moderne, matérialiste et hédoniste, cherche aussi confusément comme à tâtons, à apaiser cette soif. Au fond de notre cœur, tous nous percevons que nous sommes faits pour quelque chose de parfait, d’infini, quelque chose de plein et définitif qui pourra nous combler. Confusément nous avons tous l’intuition que Dieu seul pourra combler l’infini de nos attentes, l’immensité de notre soif.

Dieu seul peut combler le besoin d’infini qui est en nous. Les mots de Jésus : « donne-moi à boire », font écho au « J’ai soif » que Jésus prononcera à la même heure du haut de la croix. Mère Teresa a longuement médité la soif de Jésus. Et voici ce qu’elle disait : « J’ai soif de toi. J’ai soif de ton amour. J’ai soif d’être aimé par toi. Viens à moi. Je vais remplir ton cœur. Je vais soigner tes blessures. Je vais faire de toi une nouvelle créature. Je vais te donner la paix au cœur de toutes tes épreuves. » Entendons-nous bien ce qui vient d’être dit ? C’est tout à fait étonnant !
Celui qui mendie notre amour est celui-là même qui est l’Amour. Celui qui demande à boire est celui-là même qui désire nous combler des eaux vives. Seigneur, donne-moi de cette eau que je n’aie plus soif. Seigneur, donne-moi de m’ouvrir au mystère de l’eau vive. Cette eau merveilleuse qui ne se puise pas dans un puits, mais qui se reçoit comme un don de Dieu lui-même.
Seigneur, si tu me donnes cette eau, moi aussi je m’en irais crier LA BONNE NOUVELLE à tout mon « village » : Venez voir quelqu’un qui m’a aimé de miséricorde !


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