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Eglise Saint Vincent de Combs la Ville
Article mis en ligne le 15 décembre 2010
dernière modification le 14 octobre 2014
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Cimetière
Le Tympan
Le vitrail

Visiter l’église


AVANT-PROPOS

Combien de cloches tintaient dans le clocher de l’église ? D’une banale question et d’une sympathique visite du clocher, a jailli
l’idée de raconter l’histoire de notre église Saint-Vincent, de situer son importance dans la vie de tous les Combs-la-Villais, au moment où de nouveaux travaux y sont engagés.

Ce livret conçu par Joseph Perret, initiateur de la Confrérie ’Irminon et fondateur de la SHAGE, se propose de vous raconter quelques étapes de la vie de notre église, de son origine, liée aux abbayes parisiennes, à nos jours.

Depuis des siècles, les pierres de cet édifice - témoins muets du temps qui passe - ont vu éclater les joies et les souffrances des Combs-la-Villais, défiler les événements glorieux ou communs de la vie de notre cité, de notre pays. Les cloches ont sonné l’allégresse des mariages et des baptêmes, la tristesse d’enterrements célèbres ou anonymes.

L’histoire de notre église, de son clocher, c’est notre histoire, la mémoire de notre ville, le lien entre les générations passées, présentes et futures.

NOTRE EGLISE

Le premier document manuscrit retrouvé est le testament du roi Dagobert (celui de la chanson), il date de 636. Il nous est connu par une copie rédigée plusieurs siècles plus tard. Le roi lègue la terre de Combs (Combis) à l’abbaye de Saint-Vincent, devenue plus tard abbaye de Saint-Germain-des-Prés. La première église paroissiale, placée sous le patronage de Saint Vincent, a vraisemblablement été bâtie juste après cette donation.

En effet, si cet édifice avait été construit lorsque l’abbaye a porté le nom de Saint-Germain, les moines l’auraient certainement placé sous le patronage de ce saint. N’étant pas un document original, le testament de Dagobert est historiquement contestable. Toutefois, au début du IXe siècle, à l’époque de Charlemagne, l’abbaye de Saint-Germain est bien propriétaire du domaine de Combs. Un livre d’impôts et de revenus, appelé polyptyque, rédigé sous l’autorité de l’abbé Irminon le confirme. Ce document recense trois cent quatre vingt cinq habitants, nomme deux cent soixante cinq d’entre eux, dénombre les terres labourables, les vignes et les bois, précise l’existence de deux églises décrites comme « bâties avec soin et bien ornées ?... et de deux moulins.

Il définit enfin avec précision, les impôts que devaient les villageois. L’étude de ce document important prouve que la population de Combs-la-Ville ne s’est pas implantée subitement, mais a évolué lentement. L’existence du village remonte donc bien plus haut dans le temps.

Quelques années après la rédaction du polyptyque, lors des invasions normandes de 845 et de 857, pour échapper aux envahisseurs, les moines de l’abbaye transportent par deux fois à Combs-la-Ville les cendres de Saint Germain qui sont exposées dans l’église paroissiale.

Un moine, appelé Aimon, témoin de ces faits, décrit les miracles qui se sont produits dans l’église et au passage de la procession. Le vitrail situé dans le chœur de l’église paroissiale relate l’une de ces translations.

Par la suite, l’édifice primitif a fait place à de nombreux autres. L’un d’eux a été construit à la fin du XII e siècle ou au début du XIII e.

Le clocher de forme carrée, dit « à batière », bâti au droit d’une travée du collégial gauche du chœur est, avec les bases et les chapiteaux des piliers, le seul témoin de cette époque. Sa forme se retrouve dans celle des clochers des paroisses voisines, Moissy, Réau, Servon, Chevry...

Mais elle se rencontre aussi dans d’autres provinces françaises en Normandie et en Bourgogne par exemple. Il abrite une horloge à trois cadrans. Deux d’entre eux sont placés aux deux pointes de son pignon, le troisième domine le dessus du portail de l’église.

Le clocher aurait comporté quatre cloches, puisque les registres paroissiaux précisent que « le 20 juillet 1721 eut lieu le baptême de la troisième de nos cloches » et, en 1734, mentionnent une quatrième cloche. Celle existante a été fondue en 1767 par Louis Gaudiveau, membre d’une famille de fondeurs installée à Lieusaint.

La nef et le portail ont été rebâtis à l’époque de la guerre franco-allemande de 1870. Les travaux interrompus par le conflit ont été terminés ensuite.

En 1898, Henri Messager, architecte à Paris, écrivait après une enquête sur l’état de l’église « le chœur inutilisable est abandonné depuis une vingtaine d’années. Les voûtes menacent de s’effondrer et les murs ont été étayés d’urgence. » L’architecte voulait supprimer aussi le clocher. Mais un certain nombre d’habitants a protesté contre sa démolition du fait qu’il est « ancien et très solide, sa valeur historique peut n’être pas très grande, mais conserve cependant outre la valeur intrinsèque et matérielle, une valeur historique locale. »

Dans sa séance du 16 juin 1900 le conseil municipal approuve la décision du conseil de fabrique (ancêtre de l’Union paroissiale) qui propose :« la destruction complète du chœur de l’église et sa reconstruction avec voûtes à la même hauteur que celles de la nef. »

Le chevet, le chœur et la sacristie sont donc totalement reconstruits entre 1900 et 1902.

En application de la loi de séparation de l’Église et de l’État, l’inventaire des biens du culte eut lieu en mars 1905. Cet inventaire ne rencontrera qu’une opposition symbolique de la part de l’abbé Danger, curé de la paroisse et du conseil de fabrique.

De riches Combs-la-Villais et une grande partie des curés de la paroisse avant la Révolution, ont été inhumés dans l’église. Les personnes les plus importantes ont été Jehan Parou « curé de Combs-la-Ville » à une date qui ne nous est pas connue et les filles du peintre Jean Jouvenet qui vivaient à Combs-la-Ville

Le cimetière

Dans la majorité des villages, les défunts étaient ensevelis autour de l’église paroissiale sous la protection de Dieu. Seuls des ecclésiastiques, des nobles et de riches bourgeois bénéficiaient de sépultures dans l’enceinte de l’édifice. Répondant à cette exigence de protection divine, l’emplacement du cimetière de Combs-la-Ville était situé autour de l’église.

Son transfert à l’emplacement actuel a été effectué sur un terrain offert par Paul Dulfoy, fermier d’Egrenay, ancien maire de la commune et acquéreur de Biens Nationaux. Dans les « clauses et charges » à remplir par l’entrepreneur chargé d’aménager le nouveau cimetière, définies en 1824, le maire Pierre Noël Papillon précise « qu’il (l’entrepreneur) sera tenu de déplacer l’ancienne croix de pierre, placée dans l’ancien cimetière, pour être par lui et à ses frais, replacée et scellée dans le nouveau lieu de sépulture. »

C’est certainement la belle croix de pierre réimplantée sur le parvis de l’église grâce à la générosité de Madame Spoturno Coty.

L’autel
L’autel actuel a été béni le dimanche 12 décembre 1982 par le père Gérard Schlosser, curé. Ses sculptures proviennent des panneaux de l’ancienne chaire de l’église. Le montage a été réalisé par les ateliers municipaux.

Le tympan
Le tympan a été béni le dimanche 22 janvier 1989, par le chanoine Michel Veissière, doyen du chapitre de la cathédrale de Meaux, le père

Gérard Schlosser étant curé. Il a été financé par les kermesses de l’Union Paroissiale et réalisé par Monsieur Kaeppelin.Il représente la résurrection d’un homme et d’une femme. Jésus les accueille tout en nous regardant, comme pour dire :« Sur vous aussi qui entrez dans cette église et qui obéissez à ma loi d’Amour, en ressortant se poseront mes mains, je vous aime, la mort est vaincue.

Le vitrail
« Année mariale 1988. »
Le vitrail
a été béni le dimanche 11 février 1990, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, par le père Gérard Schlosser. Un Combs-la-Villais, Marc Dumont, l’a dessiné, et il a été réalisé par les artistes des ateliers
« Espaces Verre. »

II représente l’Esprit envoyé pour habiter le monde ainsi que Marie qui occupe la première place dans le peuple de Dieu. L’Esprit Saint, conformément aux Écritures, est symbolisé par la colombe.

Marie est rayonnante, accueillante et attentive à tous.

Quelques lieux chers aux Combs-la-Villais sont suggérés. La cité est évoquée discrètement par quelques bâtiments, les constructions valent plus par l’esprit qui anime leurs occupants que par leur architecture elle-même


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