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Qui êtes-vous Père Salvador ?
Article mis en ligne le 21 mars 2011
dernière modification le 16 juin 2012
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Qui êtes vous Père Salvador Fernandes ?

Originaire de l’Inde, le Père Salvador nous parle de lui et de sa foi

Je suis né à Goa, une province d’origine portugaise qui fût, au XVIe siècle, la porte d’entrée des missionnaires. Saint François Xavier y passa quelques années à annoncer l’Évangile. Au fil des années cette région est devenue en majorité chrétienne, contrastant avec les autres régions de l’Inde.

Pour parler un peu de ma famille, nous sommes cinq frères et une sœur, mon père est là, ma mère est décédée il y a quinze ans. Il y a de nombreux cousins et cousines. Ma famille, c’est ma racine, ma force. Grâce aux moyens modernes, je reste en contact avec eux. Si Jésus nous demande dans l’évangile de quitter père et mère, il ne nous demande pas d’abandonner la famille. S’il me faut me détacher pour travailler pour le Seigneur, je dois continuer néanmoins à les accompagner, les encourager, leur donner l’espérance que je vis moi-même avec le Christ.

Les catholiques représentent environ 28% par rapport à la population de Goa. En Inde les chrétiens sont 2,4% seulement par rapport à la population du pays, mais en nombre cela représente tout de même environ 25 millions de personnes ! J’aimerais dire qu‘en Inde, le sens catholique est très fort aujourd’hui, universel. L’Inde, avec une majorité hindoue, une grosse population musulmane, une petite communauté bouddhiste, des Sikhs, est une mosaïque de religions, de cultures, de communautés, de langues. C’est la diversité mais aussi l’unité car il s’agit de vivre ensemble

Il y a une chose fondamentale à noter, l’Église romaine est missionnaire. On est dans un pays non chrétien, chaque baptisé est un missionnaire, les évêques et les prêtres sont d’abord missionnaires. Pour un chrétien, il faut apprendre à vivre avec les autres, à l’école les enfants côtoient des hindous, des musulmans, etc. Sans cesse, les chrétiens doivent donc témoigner de leur foi, même de façon visible.

Pouvez-vous nous parler de votre entrée au séminaire ? Je suis entré au séminaire à 18 ans, pour 10 ans de formation. J’ai été ordonné diacre en mars 2001 et prêtre en novembre 2001. J’ai tout de suite été envoyé dans le nord, à Darjeeling, ville bien connue pour le thé qu’on y produit. C’est une région très pauvre où l’on parle le népali (Le Népal est tout proche). Il y a de nombreuses ethnies, de cultures et langages différents, mais le népali est la langue de communication entre tous. J’y ai passé quatre ans, ce fût une très bonne expérience. J’ai beaucoup appris de ces gens, souvent pauvres, mais capables de trouver en eux lumière et espérance. Lors de dialogues avec des hindous, des bouddhistes, j’ai trouvé des gens ouverts, en recherche d’un Dieu pouvant les aimer, leur donner de l’espérance. À nous de témoigner !

Etant destiné à enseigner au séminaire de Goa, j’ai été envoyé à la Catho de Paris pour parfaire ma formation, pendant quatre ans. Puis discernement aidant, j’ai souhaité travailler en paroisse. C’est à Lagny que j’ai vécu, pendant deux ans, cette première expérience. Souhaitant continuer dans cette voie, le Père évêque m’a proposé de rejoindre l’équipe de prêtres du pôle. Il m’a nommé pour une durée d’un an sur le secteur de Sénart-sud mais aussi pour le pôle. Contrairement à ce qui se faisait autrefois, le prêtre n’est plus celui qui donne des ordres, faites ceci, faites cela ! Il s’agit aujourd’hui de dialoguer avec le peuple de Dieu, prêtres, laïcs pour tous ensemble discerner, faire avancer la mission.

Déjà à Goa, on est bien avancé par rapport à ça. Vatican II a porté ses fruits. Les fidèles prennent la charge et la responsabilité au niveau du discernement pour leur communauté, pour l’église paroissiale, et le prêtre est là pour les accompagner. À Goa, la tradition reste néanmoins présente avec des signes visibles, comme la soutane blanche, la dévotion mariale, le chemin de croix, la bénédiction des maisons après Pâques, etc…

D’après les propos recueillis par Gérard Chiron pour la revue de Pâques du Pôle missionnaire


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