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La Charité : Le cœur parle au cœur
Article mis en ligne le 23 octobre 2016
dernière modification le 1er décembre 2016
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Chers amis,

Voici le dernier enseignement de notre série consacrée au thème : « Missionnaires de la charité. » La dernière fois, nous avons parlé de la dimension missionnaire de la charité fraternelle que nous vivons à l’intérieur de nos communautés. Je voudrais aujourd’hui vous parler de la dimension missionnaire de la charité exercée ad extra, envers ceux qui sont à l’extérieur de l’Église, ou du moins qui ne sont pas pleinement à l’intérieur.

Comme je vous l’ai dit lors de mon premier enseignement, aimer de charité, c’est en soi être missionnaire, puisque c’est rendre tangible l’amour même de Dieu. Voilà pourquoi, la charité en acte est le complément nécessaire de l’annonce de la foi. Nous seulement, nous annonçons aux hommes l’amour de Dieu pour eux, mais en outre, nous le leur montrons concrètement. Elle est donc indispensable à l’évangélisation. Souvenons-nous, en effet, qu’évangéliser, ça n’est pas d’abord démontrer une doctrine, si vraie soit-elle, ou inculquer des valeurs. Évangéliser, c’est annoncer une Bonne Nouvelle dans un monde désespéré. Ou, pour le dire autrement, évangéliser, c’est étancher une soif, une soif terrible : la soif du cœur de l’homme. Or, cette soif n’est pas de trouver un système de valeurs solides ou de saisir une idée lumineuse. Cette soif, la soif profonde et terrible de tout cœur humain, c’est d’être aimé. On peut même dire que l’angoisse du cœur humain, c’est de ne pas être aimé. La pire des souffrances, ça n’est pas manquer d’un toit ou de pain – même s’il s’agit là de souffrances réelles et profondes – c’est de ne pas être aimé. Pour nous en convaincre, écoutons sainte Thérèse de Calcutta. Quoiqu’elle ait consacré beaucoup d’énergie à lutter contre la pauvreté matérielle, elle disait :
« Il y a beaucoup de souffrance dans le monde, énormément. Et la souffrance matérielle, c’est souffrir de faim, souffrir d’être sans abri, souffrir de toutes sortes de maladies, mais je persiste à croire que la plus grande souffrance, c’est d’être seul, de se sentir mal-aimé, de n’avoir simplement personne. »

Évangéliser, c’est donc étancher cette soif du cœur de l’homme en lui révélant qu’il est aimé de toute éternité par son Créateur, aimé du Christ Sauveur par-delà son péché. Une telle révélation ne peut pas être purement intellectuelle. Il ne s’agit pas seulement de parler de l’amour de Dieu aux hommes. Il faut le leur faire toucher. Voilà pourquoi la charité est indispensable à la mission. Sans elle, nous pouvons parler de l’amour de Dieu, mais nous ne pouvons pas le faire sentir, le faire expérimenter. Notre parole est creuse. Cor ad cor loquitur, « le cœur parle au cœur ». Telle était la devise de celui qui inspira à Mère Teresa la prière des Missionnaires de la Charité, le bienheureux John Henry Newman. Telle pourrait être la devise de tout chrétien désireux d’annoncer l’Évangile. Car pour annoncer l’Évangile, il faut parler au cœur, et pour parler au cœur, il faut parler avec son cœur, ce qui implique d’abord et avant tout d’aimer, d’aimer concrètement.

Voilà pourquoi, chers amis, la pédagogie des Cellules Paroissiales d’Évangélisation vous invite, quand vous penser à inviter une nouvelle personne à la cellule, à commencer par lui manifester votre charité concrète plusieurs mois durant avant de l’inviter à vous rejoindre et de lui annoncer explicitement l’Évangile. Parce qu’il faut toucher son cœur avant de toucher son intelligence, il faut lui faire sentir l’amour de Dieu avant de le lui expliquer. Bref, si l’on veut évangéliser quelqu’un, il faut commencer par l’aimer. Vous voulez évangélisez les membres de votre familles ? Commencez par les aimer. Vous voulez évangéliser votre voisin ? Commencez par l’aimer. Vous voulez évangéliser votre collègue musulman ? Commencez par l’aimer. Vous voulez évangéliser celui qui ne cesse de dénigrer votre foi et de vous ridiculiser ? Commencez par l’aimer ! Pas si facile… Mais rappelons qu’aimer une personne ne veut pas dire aimer ses erreurs, son péché. Et rappelons surtout que la charité dépasse toujours nos forces puisque c’est un don de Dieu. Il est donc normal que nous soyons dépassés et ainsi obligés de supplier le Christ de nous apprendre à aimer.

Il n’y a donc pas d’alternative : il nous faut commencer par aimer. C’est cela être un missionnaire de la charité. Chers amis, est-ce qu’à chaque fois que vous témoignez de votre foi (j’espère que ça arrive souvent !) vous vous dites : « Je dois aimer cette personne à qui je parle de Jésus, sinon ma parole sera creuse. Sinon ma bouche parlera peut-être à son oreille, mais pas mon cœur à son cœur. » Don Bosco disait à propos de ses jeunes, qu’il cherchait à les aimer et à ce qu’ils se sentent aimés. C’est cela être missionnaire de la charité. Faire en sorte qu’à travers moi mon prochain se sente aimé de Dieu. Et cela peut être tout simple. Il suffit d’être simplement attentif, pleinement présent au prochain que le Seigneur met sur ma route. Par exemple, je connais un prêtre édifiant dont les gens disent : « Quand on parle avec lui, on est pour lui, à cet instant, la personne la plus importante du monde. » Que fait-il ? Rien de spécial. Il est tout simplement attentif, pleinement présent à celui qui lui parle. Ça commence ainsi la charité qui évangélise.

Chers amis, pour que vous deveniez davantage missionnaire de la charité, je vous invite à faire vôtre cette semaine la devise du Cardinal Newman : « le cœur parle au cœur », Cor ad cor loquitur.

J’ai été vraiment très heureux de vous donner ces trois enseignements. Merci de votre écoute patiente. Priez pour moi, j’en ai besoin.



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