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Vers la sainteté
Article mis en ligne le 9 avril 2016
dernière modification le 8 octobre 2017
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Lecture de l’Apocalypse (Ch 7)

Moi, Jean,
j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! »
Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
L’un des Anciens () me dit : ()
« Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

Chers amis des Cellules paroissiales d’évangélisation,
nous reprenons notre cheminement vers la Pentecôte, et vers ce rendez-vous de l’effusion de l’Esprit-Saint, et, en ce temps de Pâques, nous nous prosternons comme les vivants et les anges devant le trône de Dieu et devant l’Agneau !
Un petit rappel de notre démarche : Nous avons évoqué au mois de novembre le temps du réveil, puis au mois de décembre l’effusion de l’Esprit-Saint, au mois de janvier nous avons renforcé notre désir d’une Église renouvelée dans l’Esprit-Saint, et c’est alors que nous avons commencé une série de quatre parties sur la vie dans l’Esprit : d’abord la louange, puis la parole, puis la communion et vers la fin de février, l’évangélisation. Pour rester disponible à la Semaine Sainte dans chacun de nos secteurs, une petite interruption s’est produite dans l’enchaînement de ces méditations, mais nous reprenons maintenant la démarche.
Comme nous lisons cette année des extraits de l’Apocalypse de St Jean aux dimanches du Temps Pascal, j’ai choisi un de ces passages pour illustrer le thème
d’aujourd’hui : la sainteté.
Il faut évoquer la sainteté dans ce parcours, car il ne servirait à rien de vouloir recevoir le Saint-Esprit si nous ne voulions pas au final être de ceux qui se prosterneront
devant le Seigneur dans la gloire du Ciel. Et l’épître aux Hébreux nous avertit (Hb 12, 14) : « sans la Sainteté, personne ne verra le Seigneur. » Or, si le Saint-Esprit nous
est donné, c’est d’abord et avant tout pour faire de nous des saints.
Certes, le temps de Pâques applique un certain nombre des thèmes que nous avons évoqués jusqu’ici, comme la louange (je pense à l’allégresse de l’Alléluia Pascal
jaillissant dans la nuit de la résurrection) et la proclamation du Kérygme : « Christ est ressuscité ! il est vraiment ressuscité ! » (c’est bien la Parole fondamentale qui est le
cœur même de l’évangélisation). Mais il nous projette dans l’avenir, dans le temps de l’accomplissement quand Dieu sera tout en tous ! Même si nous ne sommes pas encore des saints, au sens de la perfection spirituelle et morale, nous sommes déjà des saints par le baptême qui nous sanctifie, et par notre appartenance à l’Église qui est déjà sainte, épouse de l’Agneau !

Voyons donc ce travail de l’Esprit qui Sanctifie.
Le Saint-Esprit qui nous est donné lors du baptême produit en nous la sanctification, dont la première étape est le pardon, la rémission des péchés. Le baptême, vous le
savez, c’est le premier pardon. Nous qui sommes de vieux baptisés, nous avons compris qu’il nous faut recevoir et recevoir encore le pardon grâce à la réconciliation
sacramentelle. Le Seigneur n’en est pas avare, lui qui nous a demandé de pardonner 70 fois 7 fois : il nous pardonne lui-même à chaque fois que nous le lui demandons
sincèrement avec une vraie volonté de revenir vers lui. Il faut donc vivre dans le pardon, et l’Esprit est vraiment l’Esprit du Pardon. D’ailleurs, quand Jésus ressuscité apparaît aux apôtres le soir de Pâques, il souffle sur eux et leur dit (Jn 20, 23) : « Recevez l’Esprit-Saint, tout homme à qui vous pardonnerez les péchés, ils lui seront pardonnés. » Ce lien entre Pâques, l’Esprit-Saint et le pardon des péchés est fondamental, et cela nous est dit d’une façon magistrale dans cet évangile de Saint Jean.

Comprenons donc comment va s’opérer en nous cette sanctification. Écoutons l’apôtre (Rm 8, 28-30) :
« Nous le savons quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux que d’avance il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configuré à l’image de son fils pour que ce fils soit le premier né d’une multitude de frères. Ceux qu’il avait d’avance destinés il les a aussi appelés. Ceux qu’il a appelés, il les a justifiés et ceux qu’il a justifiés il leur a donné sa gloire. » Dans ces versets apparaît une progression dans les termes : appelés, justifiés, glorifiés.
L’Appel, c’est la grâce initiale qui a provoqué notre conversion, notre éveil, notre attirance vers Dieu. La Justification, c’est sans aucun doute le baptême, dans lequel
Dieu nous revêt de la justice de Jésus en nous pardonnant. Au terme, la Glorification nous fera paraître en présence du Seigneur dans le Ciel même. Mais entre le Baptême et notre entrée au Ciel, entre la Justification et la Glorification doit
s’accomplir notre sanctification.
Cette progression est à l’image d’une bûche que vous mettez au feu : après avoir chauffé un peu, elle s’enflamme d’un coup (d’autant plus vite que le feu est vigoureux) : c’est l’image du baptême. Mais il faut du temps pour qu’elle soit transformée en une braise ardente. Parfois ça fume, ça craque, à l’image de toutes les purifications, les
guérisons, et les cheminements mystérieux que Dieu nous fait suivre pour nous conduire vers lui. Ainsi va la vie chrétienne, de grâce en grâce, de conversion en conversion, de victoire en victoire. Au terme il n’y aura plus que de la braise incandescente, et ça, ce sera le Ciel, l’accomplissement total où Dieu sera tout en tous ! C’est cela qu’il nous faut désirer. C’est le travail profond de l’Esprit-Saint.

Je vous parle aujourd’hui de ce cheminement du chrétien, parce qu’il faut bien distinguer la grâce sanctifiante et les charismes. Les charismes ne sont pas le but de la vie chrétienne. Le but essentiel c’est que nous devenions des saints. Les charismes sont donnés à nos frères pour nous aider, ils nous sont donnés pour que nous aidions nos frères. Il ne faut pas que nous poursuivions plus les charismes que la sainteté elle-même. Rappelons-nous l’avertissement de l’Evangile (Mt 7, 22-23) : « Plusieurs me diront en ces jours là : Seigneur, Seigneur n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom. Alors je leur dirai ouvertement je ne vous ai jamais connu, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Ce verset me rappelle toujours d’indiquer à mes frères que la voie de la sainteté prime sur celle des charismes. Les saints ont toujours exercé des charismes, mais pas forcément beaucoup. (au moins un post mortem, puisque le fait que l’Église puisse attribuer un
miracle à leur intercession est un critère de leur canonisation !) Mais hélas, le fait que quelqu’un exerce des charismes ne garantit en rien sa sainteté. Certes, si je
demande à Dieu des charismes, cela me tire en avant vers le bien. Mais le diable sème aussi des embûches qui peuvent me détourner de l’essentiel et me faire tomber dans l’orgueil, la désobéissance... On rencontre parfois des prophètes authentiques, ou des personnes pourvues de tel don puissant qui vient bien du Seigneur pour le bien des autres, et qui ne sont pas toujours des modèles de vie évangélique...

Ce qui hâte le retour du Seigneur selon l’Apocalypse, ce sont les prières des saints. De même, ce qui hâte notre sainteté, notre union à Dieu dans l’amour, c’est notre désir de lui, notre ‘Maranatha’ brûlant. Soyons dans l’attente de l’accomplissement. Puisque le Seigneur est ressuscité, nous attendons son retour glorieux, nous attendons que Dieu soit Tout en tous, nous désirons que tout soit accompli en nous
et pour tous les hommes. Si nous désirons les charismes pour eux-mêmes nous allons nous perdre. Si nous désirons Dieu, si nous désirons que Dieu soit tout en tous, nous recevrons des charismes. Comme le dit Paul (1 Co 1, 7)
« Aucun charisme ne vous manque dans l’attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus Christ. »
C’est grâce à cette attente que nous serons ouverts aux charismes. Jésus dit (Mt 6, 33) : « Votre Père sait de quoi vous avez besoin. Cherchez d’abord le Royaume et sa
Justice (sa sainteté !) et tout vous sera donné par surcroît ! »

Le Christ est ressuscité ! il est vraiment ressuscité !

A bientôt,

Questions pour le Partage :

1- Comment réveiller mon désir d’être saint ?
2- Si j’ai fait une ‘mauvaise rencontre’ du point de vue des charismes, je peux partager en cellule cet évènement blessant pour faire avec mes frères la part entre les vrais dons de Dieu et le péché de la personne. Je peux prier en cellules pour cette personne et lui pardonner devant Dieu, afin de ne plus nourrir de rejet de la vie charismatique. Je peux demander la prière des frères pour guérir de cette blessure.

P. Frédéric


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