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L’Evangélisation
Article mis en ligne le 7 mars 2016
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AU LIVRE DES ACTES DES APÔTRES (Ch 1)
Au jour de l’ascension, Jésus déclara aux apôtres :
05 « alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »
06 Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
07 Jésus leur répondit :
« Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés
de sa propre autorité.
08 Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;
vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie,
et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Chers amis des Cellules paroissiales d’évangélisation,

poursuivons notre série sur la vie dans l’Esprit par un 4ème
chapitre : l’Évangélisation. Nous venons de l’entendre, la Pentecôte que Jésus annonce au jour de l’Ascension est une Pentecôte pour l’Évangélisation : ‘vous serez mes témoins’ dit-il. Si la louange et la communion sont présentes à la Pentecôte ainsi que nous l’avons vus, l’évangélisation en est la pierre angulaire, puisque la parole de Pierre va être une parole pour convaincre, pour emporter l’adhésion, une
parole pour transmettre l’Évangile de Jésus.
Pour commencer cette réflexion, je m’interroge sur le petit dialogue qui précède la promesse de l’Esprit-Saint. Le souci des apôtres, c’est : ‘est-ce que, maintenant Seigneur, tu vas rétablir le Royaume d’Israël ?’ Leur souci, c’est la sauvegarde de leur culture, et cela pourrait bien être notre souci et notre moteur dans la vie ecclésiale ! Mais le Seigneur balaie la question d’un revers de main : ce n’est pas cela qui l’intéresse. Faisons attention de ne pas agir, de ne pas bâtir des projets dans le but de rétablir je ne sais quelle solidité de l’Église, je ne sais quelle forme du passé.
Le passé ne revient jamais. Il ne s’agit pas de le rétablir. Le Seigneur fera advenir des choses vraiment nouvelles quand il sera temps. Mais il nous demande aujourd’hui d’être ses témoins.
Or justement l’Esprit est témoin. Jésus dit que l’Esprit-Saint prend de son bien pour nous en faire part. L’œuvre de l’Esprit est triple :
1- attester dans notre cœur que nous sommes enfants de Dieu, bien-aimés,
2- attester dans notre cœur que Jésus est Notre Seigneur, c’est à dire Fils de Dieu
ressuscité des morts,
3- attester que lui-même, l’Esprit-Saint, nous habite, nous réjouit et nous inspire, car il est pour nous le Don du Père. Cette triple attestation, il l’opère pour nous intérieurement, et en cela il nous fait chrétiens, disciples de l’Évangile. Mais il va aussi nous mettre dans cette dynamique de l’attestation, pour que, par nous,
d’autres soient convaincus. Le même Esprit qui nous convainc de l’amour du Père, de la puissance de Jésus, et de sa propre action comme Esprit, vient en nous pour que nous soyons nous-mêmes des témoins de ces trois œuvres. La salutation liturgique dit : « La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de
l’Esprit saint soit toujours avec vous. » Cette parole de l’apôtre Paul est le prototype de l’évangélisation.
L’Évangélisation va donc consister :
- à dire l’amour de Dieu et à le donner,
- à dire la vie de Jésus ressuscité et à la donner,
- à dire la présence de l’Esprit et à la donner.
Dire l’amour de Dieu et le donner : le danger serait de le dire sans le donner. Nous aurions une doctrine : ‘voilà Dieu est amour, débrouillez vous avec ça’ et ce serait un peu la catastrophe ! Souvenons-nous de ce passage de l’épître de Saint Jacques où l’apôtre exhorte à une foi agissante :
« Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : ‘Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim !’ sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. » (Jc, 2,15-17). L’Enjeu est que notre discours sur l’amour de Dieu soit un discours qui
donne cet amour de Dieu. La parole n’est pas seulement un message, c’est une mise en relation. C’est pourquoi l’évangélisation n’est pas simplement une parole informative, mais performative : c’est une parole qui fait ce qu’elle dit.
En fait, on ne peut pas dire à quelqu’un ‘Dieu t’aime’ sans lui dire en même temps ‘moi je t’aime’. On ne peut pas témoigner de l’amour de Dieu sans transmettre et donner cet amour de Dieu. Voilà la grande différence entre l’évangélisation et le prosélytisme. Le prosélytisme ne s’intéresse pas à ses interlocuteurs. Ce qui compte pour lui, à l’image du colporteur politique ou commercial, c’est de faire de l’audience, c’est l’audimat. Plus il y a de monde qui l’écoute, plus le prosélyte est content, mais dans une espèce de domination. Nous ne pouvons pas nous comporter comme cela. Nous devons être personnellement engagés dans notre parole qui dit l’amour de Dieu aux autres.
De même, dire la vie de Jésus Ressuscité et c’est aussi la donner : offrir l’expérience de la rencontre de Jésus. Offrir l’expérience de la vie transformée. Si j’annonce le kérygme je ne vais pas seulement dire : ‘Jésus est ressuscité, il t’aime, il est auprès de toi’ ; mais je vais ouvrir mon cœur et proposer à l’autre d’ouvrir le sien, pour que l’amour de Jésus passe et que la vie de Jésus se manifeste vivante. Il faut oser ces gestes, cette proposition à la relation. Quand nous parlons de Jésus ressuscité à quelqu’un, on n’est jamais deux, on est au moins cinq ! : Notre interlocuteur et
nous-mêmes, ça fait deux, et puis les trois Personnes Divines le Père le Fils et le St Esprit, qui sont là, et qui veulent se communiquer ! (on peut ajouter nos anges
gardiens !). Parler de la vie de Jésus à quelqu’un, c’est mettre ce quelqu’un en présence de Jésus, de l’Esprit et du Père. Cette démarche est vraiment la transmission de Dieu.De cette façon nous allons également dire la communion du
Saint Esprit et l’amour de Dieu le Père. La société dans laquelle nous vivons est sur la défensive par rapport à l’évangélisation.
Beaucoup de chrétiens ne se sentent pas d’aller évangéliser : ils ont le sentiment de faire quelque chose d’interdit, qui n’est pas respectueux des autres. A leurs yeux, il faut accepter les différences et respecter chacun en le laissant aller son chemin. Certes, il faut être dans un grand respect et ne pas chercher à tout prix à changer les personnes à notre image. Mais le plus grand respect n’est-il pas de répondre au plus grand besoin ? Si je ne connaissais pas Jésus, je serais dans une misère terrible ! Je rends grâce à Dieu pour ceux qui me l’ont annoncé. Heureusement qu’ils ont osé m’annoncer le Christ.

Frères et sœurs il faut briser cet interdit de l’évangélisation car le Seigneur nous a demandé d’évangéliser ! L’évangélisation est progressive. Ce n’est pas parce que
nous adressons la parole une première fois à quelqu’un qui n’a pas entendu parler de l’amour de Dieu ou qui en est très loin que Dieu va se communiquer du tout au tout dans l’immédiat. D’étapes en étapes, à travers une succession de contacts fraternels, des portes vont s’ouvrir dans la vie de la personne. Il faut que nous soyons conscients et confiants dans la foi que les paroles que nous donnons sont habitées
par Dieu. C’est cela l’autorité : parler en sachant que Dieu parle avec nous, que Dieu parle à travers nos paroles.
Jésus dit « les paroles que je vous ai données sont Esprit et elles sont vie. » Ces paroles, il nous les a données justement, de sortes que, comme témoins évangélisateurs habités de l’amour de Dieu, nos paroles habitées des siennes vont
aussi être Esprit et Vie pour ceux à qui il nous envoie (qui vous accueille m’accueille !). Dans cette logique là, il est très important que nous laissions Dieu habiter notre parole.
Évangéliser, c’est donc ouvrir le cœur de nos frères à la vie de Dieu. Il faut que nous osions croire que notre parole remplie de Dieu va toucher les cœurs. Si les chrétiens
n’évangélisent pas suffisamment ce n’est pas forcément parce qu’ils n’osent pas prendre la parole, mais parce qu’ils n’ont pas appris à permettre à Dieu de parler à travers eux.

Pour conclure, rappelons que l’évangélisation ne peut pas se faire sans un minimum de connaissance de l’autre et sans aller à la rencontre de l’autre. La première
manifestation de l’amour est de nous intéresser en vrai à ce qui fait la vie de l’autre afin de pouvoir le rejoindre dans ses élans et ses joies, mais aussi ses souffrances et ses douleurs, afin de pouvoir être témoin de la compassion de Dieu à son égard. Cela suppose de le connaître dans l’Esprit-Saint. Alors nous oserons les charismes de
prophétie, de guérison. Exercer ces charismes c’est joindre un geste à la parole pour que Dieu fasse effectivement quelque chose dans la vie de l’autre. C’est tellement
important de prier pour celui qui est malade, d’intercéder pour les réconciliations, etc...
Oui, le Seigneur veut nous donner la joie de le transmettre, car il n’y a pas de joie plus grande que d’ouvrir un cœur à l’amour de Dieu.
A bientôt,
P. Frédéric

Questions pour le Partage :
1- Raconter un événement d’évangélisation que le Seigneur m’a donné la joie de mener
2- Comment Parler à l’autre au Nom de Jésus ?


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