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Les 5 essentiels pour l’Evangélisation
Article mis en ligne le 13 février 2016
dernière modification le 8 octobre 2017
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La semaine dernière, j’ai évoqué le cercle vertueux que forment les 5 Essentiels dans la vie d’une communauté chrétienne, et je veux approfondir avec vous aujourd’hui cette réflexion dans la perspective de l’évangélisation. Rappelons-nous le processus : pour qu’une personne puisse trouver le Christ grâce au ministère d’une communauté chrétienne, il faut :
1- qu’il soit approché par un missionnaire,
2- accueilli dans une communauté conviviale qui prie pour lui depuis bien avant qu’on le connaisse, et qui prie aussi pour le missionnaire ;
3- que l’annonce de Jésus Vivant lui soit faite d’une façon explicite de telle sorte qu’elle provoque en lui l’expérience de la rencontre de Dieu ;
4- qu’il soit conduit à la prière, formé dans la foi et qu’on lui confie très vite des services pour qu’il réponde par sa charité au Seigneur qui est entré dans sa vie ;
5- et enfin qu’on l’envoie en mission pour qu’il devienne un témoin à l’extérieur de la communauté.

Tout cela peut paraître un peu formel, et sans doute faut-il ne pas tomber dans la caricature. Les affaires du Bon Dieu ne sont pas des affaires de technologie ou de procédure : il est toujours question d’humanité, -et il n’y a pas d’humanité semblable à une autre, ni non plus de communauté semblable à une autre- pourtant l’expérience révèle des lignes de forces, et l’intelligence peut reconnaître certaines évidences auxquelles il faut consentir ! Sans être caricatural dans une méthode étroite, il s’agit quand même d’entrer dans une stratégie qui va porter des fruits.
L’important est de comprendre que dans la vie d’un disciple, il y a des enchaînements, des étapes, et que l’Église doit être au service de ces étapes dans la vie des personnes. Si une étape n’est pas franchie, le chemin ne va pas plus loin. J’ai connu un vieux prêtre, qui de tout son cœur s’était donné pour ses paroissiens et que tout le monde connaissait, et il était l’ami de tous. Mais au nom du respect, il s’était abstenu, et même interdit d’annoncer Jésus aux non-pratiquants, alors même que l’amitié qu’il avait nourrie avec sa population lui aurait ouvert de nombreux cœurs. Quand il est parti, les gens l’ont regretté au titre de l’amitié, mais les suivants venus pour annoncer Jésus n’ont pas pu s’appuyer sur le travail qu’il avait fait. Pas d’annonce explicite ? - Pas de rencontre de Dieu !

S’il manque un élément, la chaîne est rompue, et l’Église ne peut pas faire des disciples comme Jésus lui a demandé. Parmi les 5 Essentiels, une communauté n’a pas la vitalité de sa qualité la plus forte, elle a la faiblesse de sa qualité la plus faible. Nous devons donc renforcer non pas ce que nous faisons le mieux, mais ce que nous faisons le moins bien, et ce n’est pas facile ! Renforcer ce que nous faisons le mieux améliore notre image de nous même, mais ce n’est pas çà qui sert le Seigneur.

Dans le cercle vertueux que j’ai décrit, certaines étapes peuvent être inversées : l’annonce de Jésus peut-être faite par le missionnaire avant le contact avec la communauté conviviale, ou après. De même, la formation à la foi et à la charité sont concomitantes, elles sont menées parallèlement. On peut même parfois proposer un service à quelqu’un au titre de la convivialité avant qu’il ait trouvé le Seigneur. Mais si cela dure, n’allons pas croire que ce service qu’il rend est suffisant pour faire de lui un disciple ! De même, former dans l’approfondissement de la Foi quelqu’un qui n’a pas fait la rencontre initiale de Jésus est un non sens ! Faire des disciples, c’est amener des personnes à accepter Jésus comme Seigneur de leur vie. C’est bien le but que nous poursuivons, c’est le mandat que nous avons reçu de Jésus.

Pour comprendre profondément cette logique, il faut que nous ayons profondément le goût de l’évangélisation. Or, dans nos communautés, certains pensent que dans notre société sécularisée, l’évangélisation n’est pas légitime. Ce qui n’est pas légitime, c’est le prosélytisme qui est une parole idéologique qui ne respecte pas les personnes. Je comprends que l’état laïc ne voit pas d’un bon œil l’évangélisation. Pour autant, et tout en vivant dans ce monde avec la volonté d’être frère de tous et respectueux de chacun y compris dans ses traditions, je ne veux pas renoncer à apporter l’amour de Jésus à celui qui ne le connaît pas, fut-il élevé dans une autre tradition. Et je préfère, comme l’objecte Pierre au grand conseil, obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Ac 4, 19). Il est très important que nous réfléchissions à cette question. Bien sûr, nous ne voulons pas être des fanatiques qui ne respecteraient pas les personnes qui vivent autour de nous. Mais nous devons aussi respecter la Croix du Seigneur, car il est mort pour tous ! et nous devons laisser l’amour de Jésus nous brûler à cette pensée (2Co 5, 14) En ce début de carême, je vous laisse avec cette question : sommes-nous convaincus que tout homme qui ignore Jésus est dans une misère terrible ?!
A bientôt, P. Frédéric


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