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L’Esprit et l’Epouse disent : Viens !...
Article mis en ligne le 3 janvier 2016
dernière modification le 2 janvier 2017
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3. L’ESPRIT ET L’ÉPOUSE DISENT : VIENS !
DANS L’ÉVANGILE DE SAINT LUC (Ch 3)
02 La parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
03 Il parcourut toute la région du Jourdain en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés,
04 comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
05 Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ;
06 et tout être vivant verra le salut de Dieu.
15 Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
16 Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient,
celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
21 Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.
22 L’Esprit Saint, sous l’apparence corporelle d’une colombe, descendit sur Jésus,
et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Chers amis des Cellules Paroissiales d’Évangélisation,

En communion avec le P. Régis notre curé, le P. Pierre-Alphonse accompagnateur des Cellules et le P. Antoine, je vous présente tous mes bons vœux pour que nous avancions cette année dans une découverte et un accueil renouvelé de l’Esprit-Saint.

Voici donc le 3ème topo de cette série sur la vie dans l’Esprit. J’ai évoqué le temps du réveil, l’appel de l’Esprit-Saint et le principe de l’effusion de l’Esprit. Avant d’entrer dans une description concrète des fruits et des dons de l’Esprit, je veux prendre encore du temps pour vous en donner d’avantage le goût en contemplant le mystère de l’Église, ce qui s’accorde au temps de Noël et à la solennité de Marie Mère de Dieu, Image de l’Église.

Nous le ferons avec la figure de Jean-Baptiste évoquée pendant l’avent, et ce d’autant plus que j’ai fait largement allusion au baptême de Jean au précédent topo. En effet, le chapitre 3 de l’évangile de Luc, (que j’ai un peu coupé) manifeste combien l’annonce de l’Esprit-Saint est extrêmement présente dès le début de l’évangile, et qu’il n’y a pas de venue du Messie sans venue de l’Esprit-Saint.

« Le peuple était en attente. » Cette phrase ponctue en quelque sorte cet évangile. J’en ai retiré les exhortations à la conversion, non qu’elles n’aient pas de valeur, mais pour aller à l’essentiel : nous voyons bien que le texte montre que même si chacun faisait tout ce que Jean-Baptiste demandait, celà n’aurait pas rempli l’attente ! Il devait se passer quelque chose.

Lors du premier topo, j’évoquais combien le Réveil Spirituel avait été rendu nécessaire, et que Dieu nous le donnait voyant bien les besoins de son peuple et de son Église. Que Dieu les ait vu, c’est une vraie bonne chose pour nous ! Mais il faut aussi que nous les voyons ! Il faut que, pour nous-même et pour la vie de l’Église, nous entrions dans une soif et une attente du Saint Esprit.

Cette attente, je la voudrais comme un tourment à l’égard de l’Église elle-même. Frères et sœurs, êtes-vous tourmentés du règne de Dieu ? Voilà la question !

Déjà autrefois le prophète Amos vociférait contre ces israélites qui, «  vautrés sur leurs lits d’ivoires, ne se tourmentaient guerre du désastre d’Israël ». Sans doute nous devons cultiver la paix et ne pas entrer exagérément dans une tension comme si tout dépendait de nous, mais, les saints nous disent que Dieu ne peut rien faire avec nous et en nous sans cette brûlure, cette blessure qui nous rend capable d’accueillir ses dons. « Le monde est en feu » dit Sainte Thérèse d’Avila à ses sœurs. Soyons donc des tourmentés de Dieu.

Lisons encore ce passage de la Genèse, ou Jacob, après avoir fait passer tous les siens au gué du Yabbok, lutta toute la nuit face à un Mystérieux Adversaire, en lui disant «  Je ne te lâcherai pas que tu ne m’aies béni ! », ce qui lui valu le nom d’Israël, ‘fort contre Dieu’. Frères et sœurs, il faut que nous devenions ‘fort face à Dieu (non pas pour lutter contre lui, mais pour aller chercher cette bénédiction que, bien sûr, il veut nous donner, mais dont il dit lui-même : «  le Royaume de Dieu est aux violents qui s’en emparent  ! ». Entrons donc dans la jalousie de Dieu pour son Église : ‘je ne te lâcherai pas, Seigneur, que tu ne m’aies béni !’... ‘je ne te lâcherai pas, que tu n’aies béni ton Église !’

Si le Seigneur veut ouvrir en nous cette passion, c’est tout simplement pour la partager avec nous, car lui-même a la passion de son Église, son épouse. Il est passionné de l’humanité qu’il sauve en la rassemblant dans son Église. Et il veut nous faire entrer dans sa jalousie. Écoutez par exemple comment Jésus l’exprime : « Dieu ne veut pas qu’aucun de ces petits ne se perde. » ou bien ce cri amère quand il s’approche de Jérusalem : « moi j’ai voulu rassembler tes enfants, et vous ne l’avez pas voulu  ! ». Quelle brûlure au cœur de Dieu : «  je suis venu pour que les hommes aient la vie, et la vie en abondance  ! »
- 6 L’Esprit-Saint repose sur Jésus depuis son baptême et il n’a de cesse que nous soyons nous-mêmes remplis de l’Esprit : « Celui qui croit en moi, qu’il vienne à moi et qu’il boive... » « Je suis venu allumer un feu sur la terre et quel n’est pas mon désir qu’il soit allumé ! »

Dans notre monde sécularisé, il peut paraître très incorrect d’être ainsi passionné de Dieu. Le monde où nous vivons – et parfois nos familles - veut bien que nous soyons croyants, mais apprécie mal que nous ayons une vue qualifiée de conquérante sur nos frères. Certes, nous ne voulons pas les conquérir comme pour les dominer avec puissance, mais nous sommes saisis par cet entêtement de l’amour pour qu’ils soient sauvés : l’apôtre Paul dira : «  l’amour du Christ nous presse à la pensée qu’un seul est mort pour tous  ! »

Il nous faut avoir pour l’Église cette passion que Dieu a pour elle. Dieu est un époux jaloux de son Église : il ne veut pas qu’elle se perde ou qu’elle soit méprisée. Il la veut belle et il la fait belle. Pour nourrir cette passion, il nous est profitable de reconnaître l’Église parée du Saint-Esprit. Tout au long de l’histoire, Dieu a manifesté les œuvres du Saint-Esprit dans son Église. Et la véritable Église, c’est l’Église agissante dans l’Esprit-Saint ! Non pas qu’il y ait une autre Église, une fausse, qui n’agirait pas dans l’Esprit-Saint, mais le problème est quand les chrétiens ne s’en rendent pas compte, ou ne mobilisent pas l’Esprit pour agir dans l’Église. La foi au Christ est là, mais alors elle ne change rien à une action qui serait menée à l’identique par des non croyants !

Je veux rentrer dans la vision, la contemplation d’une Église brûlante de l’Esprit-Saint, car elle l’est par la grâce de son époux. Et je veux contribuer à ce feu, c’est à dire à la fois recevoir ce feu qui est dans l’Église et qui la fait belle, étant moi même en elle ; et me livrer moi-même à l’Esprit-Saint pour que l’Église brûle ! Ce zèle d’une Église
brûlante, çà marche dans les deux sens !

Nous fêtions hier la vierge Marie dans sa Maternité. Elle qui est appelée l’épouse de L’Esprit-Saint puisque c’est L’Esprit qui a conçu en elle le corps du Verbe. Confions-nous à elle pour entrer dans ce désir ardent de L’Esprit qui était le sien. J’entends maintenant combien son fiat n’est pas seulement une acceptation de la volonté de Dieu sur elle, mais un désir, quelque chose d’inespéré : il vient de lui être dit : « L’Esprit-Saint te prendra sous son ombre ». Quelle merveille ! quelle chose
fantastique ! Elle est heureuse infiniment, et toute les générations le proclameront : le Puissant fit pour elle des merveilles, non seulement en la faisant mère du Verbe, mais inséparablement en la couvrant de l’Esprit !

Aimons l’Église, l’Épouse de l’Esprit.
Brûlons du désir qu’elle brûle de l’Esprit,
brûlons de l’Esprit pour qu’elle en brûle elle-même.
A bientôt.
P. Frédéric+


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