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Témoignage de Patrick Fort
Article mis en ligne le 2 novembre 2015
dernière modification le 3 avril 2016
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Né à Lyon en 1966, j’ai actuellement 49 ans et je suis marié avec Marie depuis 21 ans. Nous avons trois garçons : Martin, Simon et Matthieu, âgés respectivement de 20, 19 et 17 ans.
Professionnellement je suis juriste dans un cabinet d’avocats spécialisé dans l’accompagnement des entreprises allemandes implantées en France. Au quotidien, ma langue de travail est l’allemand. Nos trois garçons sont d’ailleurs nés en Allemagne, où nous avons vécu les cinq premières années de notre vie de couple et de famille.

Marie et moi sommes tous les deux issus de familles catholiques pratiquantes. Mes parents ont choisi de me faire baptiser tout bébé. Je ne leur en veux pas du tout… C’est l’un de mes oncles, prêtre, qui a célébré mon baptême ; il est aujourd’hui évêque émérite d’Orléans (Mgr. André Fort). Enfant, je suis allé au catéchisme ; j’ai fait ma première communion, puis ma profession de foi. Adolescent, puis étudiant, j’ai fréquenté l’aumônerie du collège, du lycée, puis de la fac de droit ; j’ai reçu le sacrement de confirmation à l’âge de 17 ans. Dans le même temps, j’ai été louveteau, scout, pionnier puis chef aux Scouts de France. Parcours bien classique que le mien…

Assez jeune, j’ai reconnu Dieu présent dans ma vie. Il était et Il est comme quelqu’un de ma famille. Les relations que j’ai vécues avec mon oncle prêtre sont le fondement de ce lien « familial », presque familier que j’entretiens avec le Seigneur et son Eglise.

A l’âge de 22 ans, j’ai participé à une session organisée par la Communauté Fondacio. C’est d’ailleurs dans cette communauté du Renouveau charismatique que j’ai rencontré Marie qui y était alors permanente. Au cours de cette session, j’ai fait l’expérience d’une rencontre personnelle avec Dieu. Il m’a fait comprendre l’amour qu’Il avait pour moi en me rejoignant au plus intime par cette parole : « Car moi, Yahvé, ton Dieu, je te saisis la main droite, je t’aime, ne crains pas » (Isaïe 41, 13). Aujourd’hui encore je vis de cette parole dont je ne cesse d’approfondir le sens, mystère de l’amour inconditionnel de Dieu pour moi, pour chaque homme, pour chaque femme.

Au début du printemps 2009, tout juste quelques jours avant d’être interpellé par l’Eglise pour le diaconat permanent et en ignorant tout de la procédure de l’interpellation, j’ai pris l’initiative d’aller rencontrer le Père José pour lui dire que j’avais le sentiment que le Seigneur m’appelait au diaconat, mais que je ne savais pas ce qu’il fallait faire, ni comment vérifier la justesse de ce que je ressentais. En effet, depuis plusieurs années, je me posais cette question, car chaque fois que j’avais l’occasion d’entendre ou de lire le témoignage d’un diacre permanent, cela résonnait très profondément en moi. Quelque chose venait me toucher : la joie et l’humilité qui émanaient de ces hommes ; le bonheur de constater que Dieu, par l’intermédiaire de son Eglise, faisait d’hommes mariés, pères de famille, des signes visibles de Son amour infini pour le monde.

Lorsque j’ai été interpellé, je n’ai donc pas été complètement surpris. J’ai vécu ce moment comme un signe de cohérence entre ce que je vivais intérieurement et l’appel de l’Eglise. Marie, à qui j’avais confié depuis longtemps mes interrogations, n’a pas non plus été déstabilisée par l’interpellation.

Aujourd’hui, à quelques jours de mon ordination, je suis dans la joie et dans la paix. Après un parcours de six années de discernement et de formation entièrement vécu en couple, mon désir est de répondre à l’appel du Seigneur à me laisser façonner par Lui pour être signe et témoin de Sa présence au cœur de notre monde du XIXème siècle, au service de la charité. Certes, au titre même de mon baptême, comme tout autre baptisé, je suis déjà appelé à être un tel signe et à toujours savoir rendre compte de l’espérance qui est en moi. Mais le diacre, en tant que membre du clergé, est un signe immédiatement identifiable. Cela m’appelle à d’autant plus d’humilité, de foi et de responsabilité. Pour m’aider dans ce cheminement, pas toujours facile (pourquoi moi ? suis-je vraiment apte et digne ?), je m’appuie sur ma femme, Marie, pleinement partie prenante de cette aventure qui n’aurait jamais été possible si elle aussi n’avait pas dit « oui », sur nos trois garçons, qui ont également dit « oui », et sur cette belle phrase de St. Irénée, deuxième évêque de Lyon (IIème siècle) : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est de contempler Dieu. »


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